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Les origines du du conflit.

 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Le royaume de France médiéval Index du Forum -> Les Guerres de Religion dans le Royaume de France. -> Guerres de Religion dans le Royaume de France. -> Première guerre de Religion (1562-1563)
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Jean-Pierre
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MessagePosté le: Jeu 15 Sep - 17:41 (2016)    Sujet du message: Les origines du du conflit. Répondre en citant

Une série de huit conflits, qui ont ravagé le royaume de France dans la seconde moitié du XVIe siècle et où se sont opposés catholiques et protestants, appelés aussi huguenots.
À partir du XVIe siècle, au catholicisme s’oppose le protestantisme, opposition qui débouche sur une terrible guerre civile. Les premières persécutions contre ceux qui adhèrent aux idées nouvelles commencent dans les années 1520. Mais il faut attendre les années 1540 et 1550, pour voir le développement des clivages. À la fin du règne d'Henri II, le conflit se politise.
Les guerres de Religion commencent en 1562 et se poursuivent entrecoupées de périodes de paix jusqu'en 1598, avec la mise en place de l'Édit de Nantes.
Les guerres de Religion trouvent un prolongement aux XVIIe (siège de La Rochelle, révocation de l'Édit de Nantes) et XVIIIe siècles (guerre des Camisards), jusqu'à l’arrêt des persécutions sous Louis XVI (Édit de Versailles en 1787).

Ces troubles coïncident avec un affaiblissement de l’autorité royale.
Les rois François Ier et Henri II n'ont permis aucune contestation de leur pouvoir. Lorsqu´ Henri II meurt accidentellement le 10 juillet 1559, ses successeurs François II puis Charles IX sont trop jeunes pour pouvoir imposer leur autorité. Ils ne peuvent pas empêcher les Français de s’entre-déchirer. Entre les deux camps belligérants, la reine-mère Catherine de Médicis hésite entre tolérance religieuse et répression, ce qui ne fait qu'accentuer les tensions.
Le caractère féodal du pays apparaît nettement avec l'indépendance croissante des princes et des partis qui augmentent dangereusement le réseau de leurs clientèles. La réunion des États généraux, effectuée par trois fois durant les guerres de Religion, est le témoin de cet affaiblissement de l'autorité royale.
Le roi a besoin de l'appui de ses sujets pour pouvoir prendre des décisions qui seront respectées. À cette occasion, le pouvoir royal est remis en cause par des hommes de loi et des lettrés qui aspirent à une plus grande subordination du roi à l'égard de ces assemblées.

Les clans nobiliaires.

Les rois étant trop jeunes pour gouverner, différents camps politiques tentent de s’imposer pour contrôler le pouvoir royal. Trois grands clans nobiliaires, par ailleurs tous liés par divers liens familiaux, vont ainsi s'opposer :
- Les Montmorency.
- Les Guise.
- Les Bourbons.

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Otto von Bismarck.


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MessagePosté le: Jeu 15 Sep - 17:41 (2016)    Sujet du message: Publicité

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Jean-Pierre
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MessagePosté le: Ven 16 Sep - 08:41 (2016)    Sujet du message: Les origines du du conflit. Répondre en citant


Les clans nobiliaires:

Les Montmorency :
Il s'agit d'une ancienne et puissante famille qui tire sa fortune de la formidable ascension politique du connétable Anne de Montmorency sous le règne de François 1er.
Dans cette famille s'illustrent les deux fils du connétable, François de Montmorency et Henri de Damville ainsi que leurs cousins germains, les trois frères Châtillon (Gaspard de Coligny, François d'Andelot et Odet, cardinal de Châtillon). Bien que partagés entre catholiques et protestants, les Montmorency-Châtillon s'unissent à l'occasion pour contrer l'influence croissante des Guise, leurs rivaux. Sans réduire les guerres de Religion à un conflit privé entre ces deux familles, leur concurrence dans la course au pouvoir mobilise leur immense clientèle respective, répartie sur l'ensemble du royaume et jusqu'aux Pays-Bas espagnols, le comte de Hornes, mis à mort à Bruxelles pour avoir participé à la révolte des gueux étant un Montmorency.

Les Guise :
Ce sont les meneurs du parti catholique.
Cousins du duc de Lorraine, ils connaissent leur ascension politique grâce à Claude de Lorraine et son fils François, les deux premiers ducs de Guise. Grâce au mariage de Marie Stuart (petite-fille de Claude et nièce de François) avec l'héritier du trône (futur François II), les Lorrains renforcent les liens entre leur maison et la dynastie des Valois. Dans leur famille s'illustrent également Charles, cardinal de Lorraine, Henri Ier, duc de Guise et Charles, duc de Mayenne.
Si l'hostilité manifestée par les Guise à l'encontre de la politique de tolérance religieuse de Catherine de Médicis cause parfois leur mise à l'écart sous le règne de Charles IX, cette intransigeance catholique leur permet de cultiver une grande popularité auprès du peuple. Loués comme champions de la foi, ils reviennent triomphalement sur le devant de la scène sous Henri III grâce à la Ligue. En 1588, les ligueurs parisiens parviennent à chasser Henri III de la capitale, ce qui renforce considérablement l'influence des Lorrains. Catherine de Médicis elle-même finit par « prier » son fils de « rendre content » le duc de Guise. L'année suivante, la Ligue destitue le roi à la suite de l'assassinat des deux chefs de la maison ; leur frère survivant, Charles, duc de Mayenne, devient le principal opposant à l'avènement du roi protestant Henri IV.

Les Bourbons :
Descendants de saint Louis en ligne directe, ce sont des princes du sang.
Les membres de cette maison ont donc la préséance sur tous les autres gentilshommes du royaume et siègent non loin du roi dans les cérémonies. En dépit des indécisions et volte-face politique et religieuse du chef de famille Antoine de Bourbon, les Bourbons se distinguent comme meneurs du parti protestant durant les guerres de Religion grâce au frère cadet d'Antoine, Louis de Condé, puis au fils de ce dernier, Henri de Condé.
Mais c'est le fils d'Antoine de Bourbon et de Jeanne d'Albret, Henri de Navarre, qui finit par s'imposer progressivement à la tête des huguenots malgré une conversion forcée et temporaire au catholicisme après le massacre de la Saint-Barthélemy.

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Cathy
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MessagePosté le: Sam 17 Sep - 17:50 (2016)    Sujet du message: Les origines du du conflit. Répondre en citant

Voilà un sujet très intéressant Messire.
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Jean-Pierre
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MessagePosté le: Ven 23 Sep - 13:12 (2016)    Sujet du message: Les origines du du conflit. Répondre en citant


La conjuration d'Amboise, également appelée tumulte d'Amboise, de mars 1560, est la tentative d'enlèvement manquée, organisée par des gentilshommes protestants pour s'emparer de la personne du roi François II pour le soustraire de la tutelle des Guises, jugés trop proches de lui.
Il s'agit d'un événement qui annonce les guerres de religion à venir (1562-1598).

À la mort du roi Henri II le 10 juillet 1559, les protestants espèrent obtenir la fin de la répression, mais le jeune roi François II a confié le gouvernement aux Guises, garants en France de la religion catholique, et partisans d'une politique d'une grande fermeté envers la religion réformée.
Le supplice d'Anne du Bourg en décembre marque cette détermination.
Le duc de Guise, François et son frère le cardinal de Lorraine sont les oncles maternels de la jeune reine Marie Stuart et exercent par l'intermédiaire de celle-ci, un ascendant sur le roi. Ils dirigent l'essentiel de la politique royale et sont convaincus d'être en droit de réprimer le protestantisme en s'appuyant sur l'Édit d'Écouen.
Pour se débarrasser des Guises, les protestants comptent sur les deux princes du sang, Antoine de Bourbon et son frère le prince de Condé. Acquis aux idées de la Réforme, les deux princes possèdent la légitimité pour gouverner la France, mais refusent de provoquer un conflit ouvert avec la cour où ils ont leurs intérêts. Devant leur inaction, plusieurs gentilshommes provinciaux décident dès lors de prendre les choses en main. Ils organisent un complot pour s'emparer du roi et de sa famille par la force.

Le chef de la conjuration est Jean du Barry, seigneur de La Renaudie, gentilhomme du Périgord plein d'animosité contre les Guises depuis l'exécution de son beau-frère Gaspard de Heu. Il réunit d'autres gentilshommes venus de toute la France comme le baron Charles de Castelnau-Tursan, Bouchard d'Aubeterre, Edme de Ferrière-Maligny (frère cadet de Jean II de Ferrières), le capitaine Mazères, le capitaine Sainte-Marie, le capitaine Lignières, le capitaine de Cocqueville, Jean d'Aubigné (père d'Agrippa d'Aubigné), Ardoin des Porcelets de Maillane, François de Barbançon, Charles de La Garaye.
Paulon de Mauvans (dont le frère a été exécuté) rallie les huguenots de Provence à Mérindol, le 12 février 1560, promet 2 000 hommes et en envoie 100 à Nantes où les conjurés doivent se réunir.
Jean Calvin et la plupart des pasteurs protestants refusent la voie de la violence et condamnent le projet des conjurés.
L'amiral Gaspard de Coligny empêche la noblesse protestante de Normandie de s'associer au complot.
Le prince de Condé lui-même refuse de participer à la conjuration bien qu'il attende à Orléans de recueillir les fruits du complot ; il est désigné par le terme de capitaine muet dans les courriers des conjurés.
Sont également complices des bourgeois des villes d'Orléans, Tours et Lyon.
Le 1er février 1560, les conjurés se réunirent à Nantes pour décider d'un plan.

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Jean-Pierre
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MessagePosté le: Ven 23 Sep - 13:16 (2016)    Sujet du message: Les origines du du conflit. Répondre en citant

L'échec de la conjuration.

Au cours du mois de février et de mars, les Guises reçoivent plusieurs avertissements sur l'existence d'un complot. Dans l'ignorance, ils pensent tout d'abord qu'il s'agit d'un complot fomenté par l'étranger.
Puis, le 12 février, ils sont informés de la réalité de la conjuration par Pierre des Avenelles, un avocat parisien.
Le 22 février, ils décident de transférer le roi et la cour, du château de Blois à celui d'Amboise, bien mieux protégé. Les défenses du château sont renforcées.
Les conjurés, qui avaient prévu leur action pour le 1er mars 1560 la remettent au 16 mars. Grâce à des complicités sur place, certains conjurés arrivés en avance, préparent l'arrivée du gros des troupes protestantes. Mais les Guises font fouiller les alentours d'Amboise, et les premiers conjurés sont arrêtés le 10 mars. Jusqu'au 16 mars, les arrestations se multiplient, de manière pacifique le plus souvent. Les protestants espèrent pouvoir exprimer au roi leur doléance avant d'entamer l'action.
Mais l'attaque surprise des huguenots commandés par Bertrand de Chandieu (frère du pasteur Antoine de Chandieu) le 17 mars effraye la cour et les rebelles, rapidement matés, sont punis avec une extrême sévérité : la plupart des conjurés sont pendus aux balustrades du château, les autres sont noyés dans la Loire ou massacrés par la foule.
Le 19 mars, Jean du Barry est tué dans la forêt de Château-Renault par des cavaliers. Son corps est ramené à Amboise. D'abord attaché à une potence sur le pont avec une pancarte indiquant « chef des rebelles », il est ensuite coupé en cinq morceaux et les parties de son corps sont exposées aux portes de la ville.
La répression fait 1 200 5 à 1 500 morts.
Le 17 mars, le roi François II confie au duc de Guise la lieutenance générale du royaume.

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Liliane
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MessagePosté le: Sam 24 Sep - 14:51 (2016)    Sujet du message: Les origines du du conflit. Répondre en citant

Passionnant
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MessagePosté le: Sam 24 Sep - 20:03 (2016)    Sujet du message: Les origines du du conflit. Répondre en citant

Merci messire pour cet éclairage de guerre civile.
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 17:01 (2016)    Sujet du message: Les origines du du conflit.

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