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Pierre de La Ramée 1515-1572.

 
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Jean-Pierre
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MessagePosté le: Lun 24 Oct - 08:49 (2016)    Sujet du message: Pierre de La Ramée 1515-1572. Répondre en citant



Pierre de La Ramée
(né en 1515 - mort le 26 août 1572) est un logicien et philosophe français converti au calvinisme qui fut assassiné deux jours après le massacre de la Saint-Barthélemy.

C’est un des plus savants humanistes du XVIe siècle et le premier philosophe de la France.

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Jean-Pierre
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MessagePosté le: Lun 24 Oct - 08:57 (2016)    Sujet du message: Pierre de La Ramée 1515-1572. Répondre en citant

Né à Cuts, dans le Vermandois, et d'origine modeste, fils de laboureur, il n’avait guère que huit ans, lorsque, poussé par un irrésistible désir d’apprendre, il s’enfuit à l'âge de huit ans à Paris.
Deux fois chassé par la misère, il y revint une troisième fois, en sorte que son oncle maternel, qui exerçait dans cette ville la profession de charpentier, touché de sa persévérance, consentit à le garder quelques mois chez lui, quoique la charge fût lourde pour un ouvrier qui n’avait d’autre moyen d’existence que son travail quotidien.

Obligé, de bonne heure, à pourvoir lui-même à ses besoins, il entra, dès l’âge de 12 ans, comme domestique, au service d’un riche écolier du collège de Navarre. Assuré de sa subsistance, il se fit inscrire, en 1527, sur les registres de l’académie de Paris, et suivit les cours avec toute l’assiduité possible, servant le jour son maitre, et étudiant la nuit avec tant d’ardeur qu’à peine s’accordait-il deux ou trois heures de sommeil.
Il découvre alors la pensée de Rodolphe Agricola en suivant les cours de Jean Sturm au Collège royal. Son travail opiniâtre devait lui faire promptement rattraper le temps qu’il avait perdu car, à l’âge de 21 ans, il fut reçu maitre ès arts, après avoir soutenu, pendant un jour entier, avec autant d’esprit que d’adresse, une thèse dénonçant la scolastique qui annonçait ce qu’il devait être un jour.
Il est probable que les examinateurs ne virent dans la proposition, scandaleuse pour l'époque : « quaecumque ab Aristotele dicta essent commentitia esse » (« Rien de ce qu’Aristote a avancé n’est vrai »), choisie par le jeune étudiant pour sujet de thèse, qu’un ingénieux paradoxe, un jeu d’esprit. Ils avaient tort : sa vie fut employée à défendre cette assertion téméraire.

il attaqua Aristote avec vivacité, le traitant de sophiste et d’impie, qualifiant sa Dialectique d’indigeste fatras de règles inutiles, propres tout au plus à embrouiller les idées, niant l’authenticité de ses écrits et tournant ses disciples en ridicule.
De violentes clameurs s’élevèrent au sein de l’Université, les plus grossières injures lui furent prodiguées, et le recteur de fit censurer ses deux ouvrages par la Faculté de théologie et en dénonça l’auteur au parlement comme un ennemi de la religion. L’audacieux professeur avait cependant le soutien des étudiants prêts à le venger des insultes de ses ennemis. Pour mettre un terme à des querelles qui s’envenimaient chaque jour, François Ier évoqua l’affaire à son Conseil et ordonna que La Ramée et Antoine de Govéa, son principal adversaire, disputeraient en sa présence. Comme parmi les cinq arbitres choisis par le roi, il y avait trois aristotéliciens zélés, le hardi novateur ne pouvait manquer d’être condamné. Ses juges ne se donnèrent même pas la peine de sauver les apparences, en sorte que La Ramée, indigné de leur partialité, abandonna la partie, avant la fin de la dispute.
Au terme du jugement rendu le 1er mars 1544, ses deux livres furent supprimés comme pleins de mensonges, de médisances, de faussetés.
François Ier ne se contenta pas de sanctionner cette sentence inique, il l’aggrava encore en défendant à l’auteur de professer la philosophie.

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Jean-Pierre
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MessagePosté le: Lun 24 Oct - 09:04 (2016)    Sujet du message: Pierre de La Ramée 1515-1572. Répondre en citant

Accompagné de François Meissonier, il partit pour Lausanne, où il fit aussi quelques leçons, et la paix de Saint-Germain ayant été signée sur ces entrefaites, il revint à Paris. Il trouva sa chaire au Collège royal et la principauté du collège de Presles occupées par ses ennemis.
L’ordonnance du 8 octobre, qui défendait à toute personne non catholique de tenir « escholes, principautés et collèges, » lui ayant enlevé l’espoir d’y rentrer, il songea à retourner à Genève mais Bèze, aussi zélé partisan d’Aristote que Govéa lui-même, repoussa les ouvertures qu’il lui fit faire. La Ramée eut alors recours au roi et à la reine-mère, qui n’avaient cessé de lui témoigner de la bienveillance, et il finit par obtenir qu’on lui laisserait, en considération de ses longs services, le titre et le traitement de professeur et de principal ; on lui permit même de nommer son successeur au collège de Presles. Il rentra donc dans son collège, et ne s’occupa plus, dès lors, que de travaux littéraires et de l’étude de la théologie à laquelle il avait commencé à s’appliquer pendant son voyage en Allemagne.
Convaincu par la lecture des Actes des Apôtres et des Épitres de Saint-Paul, que l’organisation de l’Église réformée telle que l’avait décrétée le premier Synode national, s’éloignait en plusieurs points de celle de l’Église primitive, il aurait voulu la ramener à ce type, en faisant intervenir la communauté entière dans la décision des questions non seulement de discipline, mais de doctrine même, dans l’élection des anciens comme dans l’excommunication des fidèles. Ses idées furent partagées eu partie par le synode de l’lsle-de-France; mais Bèze les fit condamner au Synode national de Nîmes qui le comprit dans la même censure que Du Rosier, Bergeron et Morelli.
Il venait de refuser d’accompagner Montluc en Pologne, parce qu’il ne voulait pas « vendre son éloquence, » lorsque commencèrent lieu les massacres de la Saint-Barthélemy. Caché un certain temps dans une librairie de la rue Saint-Jacques, il était rentré chez lui, au troisième jour des massacres, le mardi 26 aout, lorsque des assassins, forcèrent l’entrée du collège de Presles, le découvrirent dans son cabinet de travail, où il s’était paisiblement retiré, et le percèrent de coups alors qu’il était dans le recueillement et la prière, avant de le précipiter encore vivant du cinquième étage, pour le trainer par les pieds dans la Seine.
On y a vu la main de son ennemi irréductible Jacques Charpentier, qui lui avait succédé à la chaire de mathématiques et dont il avait dénoncé l’ignorance.

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Cathy
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MessagePosté le: Mer 26 Oct - 09:39 (2016)    Sujet du message: Pierre de La Ramée 1515-1572. Répondre en citant


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