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Huitième guerre de Religion (1585-1598).

 
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Jean-Pierre
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MessagePosté le: Jeu 17 Nov - 09:03 (2016)    Sujet du message: Huitième guerre de Religion (1585-1598). Répondre en citant

Le 10 juin 1584, le duc d'Anjou, François d'Alençon meurt.
Henri III n'a pas d'enfant et il est douteux qu'il en ait un jour. La maison de Valois est menacée de disparaître.
Depuis l'extinction des Capétiens directs, la règle de succession en vigueur en France est celle de la primogéniture mâle qui exclut les filles et leurs descendants de toute prétention au trône50.
Le successeur légitime devient le chef du parti protestant de Navarre. Les catholiques ne veulent en aucun cas d'un souverain protestant qui risquerait d'imposer sa religion à tout le royaume. Les Guise signent alors avec les Espagnols le traité de Joinville. Par ce traité, il est convenu que le successeur d'Henri III serait le cardinal de Bourbon.
Philippe II s'engage à verser 50 000 écus par mois pour payer les soldats de la Ligue.
Au printemps 1585, la Sainte Ligue revigorée prend le contrôle de nombreuses villes. Tentant de contrôler la Ligue, Henri III s'en déclare le chef le 7 juillet 1585. Pour donner des gages à la Ligue, il publie l'édit de Nemours le 18 juillet 1585 qui interdit le culte protestant et déchoit Henri de Navarre et Condé de leurs droits. Il reçoit l'appui de Sixte V qui lui rappelle que le roi de Navarre est hérétique et relaps.
La guerre recommence. Condé affronte Mercœur près de La Rochelle; le roi de Navarre contre Aumale en Guyenne... Guise est à l'Est pour empêcher les troupes venues d'Allemagne d'intervenir.
Le roi supervise le tout. Les diverses batailles ne sont pas décisives. Henri de Navarre inflige cependant de lourdes pertes aux royaux dirigés par Joyeuse lors de la bataille de Coutras le 22 octobre 1587.
Guise parvient à massacrer les reîtres protestants allemands durant la bataille de Vimory (près de Montargis) le 26 octobre 1587, puis à Auneau le 24 novembre 1587.
Grisé par sa victoire, Guise se fait acclamer par le peuple de Paris et humilie le roi. Le roi doit abandonner la capitale aux ligueurs après la journée des barricades du 12 mai 1588. La ville se déclare alors pour la Ligue et se dote d'institutions nouvelles. Le roi profite de la réunion des États généraux à Blois pour faire assassiner les chefs de la Ligue, le duc de Guise et son frère le cardinal de Lorraine en décembre 1588. Après ces deux meurtres, Henri III s'écrie : « À présent, je suis roy ! »
À la nouvelle de l'assassinat des chefs de la Ligue, la Ligue rompt tout contact avec le roi déclaré tyran et traître à la cause catholique
Le duc de Mayenne, frère des deux victimes et nouveau chef de la Ligue, prend alors le contrôle de Paris.
En février 1589, s'installe à Paris un conseil général d'Union auquel se rallient plusieurs gouverneurs. Les docteurs de la faculté de théologie de Paris déclarent les sujets français déliés de leur serment de fidélité.
Henri III n'a plus d'autre solution pour sauver son trône que de s'allier aux protestants. Il se réconcilie avec le roi de Navarre. Ils unissent leur force pour assiéger Paris. Henri III est assassiné à Saint-Cloud le 1er août 1589 par un moine fanatique, faisant ainsi de Henri de Navarre, chef des protestants, le nouveau roi de France.
Les politiques catholiques comme protestants reconnaissent la légitimité du nouveau roi.
De plus, dès le 4 août, Henri IV, par l'influence de Michel de Montaigne, proclame son intention de se faire instruire dans la religion catholique.
Les protestants intransigeants quittent alors le nouveau roi. Ils craignent son éventuelle conversion qui pourrait selon eux déboucher sur de nouvelles persécutions des protestants. Les parlements sont divisés entre ligueurs et royalistes.

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MessagePosté le: Jeu 17 Nov - 09:03 (2016)    Sujet du message: Publicité

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Jean-Pierre
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MessagePosté le: Sam 19 Nov - 15:03 (2016)    Sujet du message: Huitième guerre de Religion (1585-1598). Répondre en citant



Henri de Navarre, à la conquête du pouvoir.


En 1589 et 1590, Henri IV multiplie les opérations près de Paris et en Normandie.
Après la victoire d'Arques, il vient mettre le siège devant Paris. Après la brillante victoire d'Ivry, il tente un troisième siège sur Paris. Au bout de plusieurs semaines de siège, Henri IV se voit contraint de lever le camp, à cause d'une armée espagnole envoyée par Alexandre Farnèse pour débloquer Paris. Dans la nuit du 20 au 21 janvier 1591, il tente à nouveau d'investir Paris par la ruse en envoyant ses hommes de troupe déguisés en marchands de farine. Cette tentative se solde par un nouvel échec et gardera le nom de Journée des Farines.
Il assiège Rouen, envoie une armée tenir ouverte la route vers les Pays-Bas protestants et une autre empêcher le duc de Mercœur déboucher de Bretagne.
Sur le front sud, le duc de Montmorency parvient à battre la famille de Joyeuse à laquelle les Montmorency disputent le Languedoc et menace désormais la ville de Toulouse d'appartenance ligueuse.
En 1593, les États généraux de la Ligue se réunissent à Paris. Ils demandent un souverain catholique. Ils refusent cependant de donner la couronne de France à l'infante Isabelle, la fille de Philippe II d'Espagne et d'Élisabeth de Valois.
Le duc de Savoie, le duc de Lorraine, un Guise sont aussi sur les rangs ainsi que deux Bourbons catholiques. Henri IV comprend de son côté qu'il ne sera jamais accepté s'il reste protestant. Il annonce sa conversion au catholicisme et abjure à la cathédrale de Saint-Denis le 25 juillet 1593. Cette conversion lui ouvre les portes de Paris en 1594. Il est sacré à Chartres le 27 février 1594.
Le 7 décembre 1595, le pape reconnait la légitimité de la succession. Les ralliements au roi légitime s'accélèrent.

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Jean-Pierre
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MessagePosté le: Sam 19 Nov - 15:07 (2016)    Sujet du message: Huitième guerre de Religion (1585-1598). Répondre en citant



Durablement installé dans sa capitale, Henri IV peut songer à finir la reconquête de son royaume.

Il déclare officiellement la guerre à l'Espagne et entame une campagne en Bourgogne qui débouche sur l'écrasement des dernières forces armées de la Ligue à la bataille de Fontaine-Française. Mayenne vaincu, la Ligue nobiliaire cesse peu à peu d'exister.
En 1596, le jeune duc de Guise qui s'est rallié au roi assiège la ville de Marseille. Henri IV peut faire son entrée royale dans la ville de Lyon qui contrairement à Paris, l'accueille avec beaucoup de pompe.
Si Mayenne et le cardinal de Joyeuse font leur soumission au roi, il n'en va pas de même du gouverneur de Bretagne, le duc de Mercœur qui maintient la coupe ligueuse sur la Bretagne où Philippe II fait débarquer une troupe espagnole.
L'Est reconquis, Henri IV songe à protéger sa frontière nord attaquée par les Espagnols. Les affrontements à Laon rétablissent la situation en sa faveur, mais la prise surprise de la ville d'Amiens par les Espagnols remet tout en question. Délaissé par les protestants qui s'estiment lésés par le roi, Henri IV tente tant bien que mal de reprendre Amiens où il déploie des moyens militaires considérables. Une armée de secours espagnole vient assiéger l'armée assiégeante, mais au bout de multiples sacrifices, la ville est reprise.

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MessagePosté le: Sam 19 Nov - 20:33 (2016)    Sujet du message: Huitième guerre de Religion (1585-1598). Répondre en citant

Merci Messire Jean-Pierre pour ce condensé d'une époque terrible.
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MessagePosté le: Dim 20 Nov - 15:44 (2016)    Sujet du message: Huitième guerre de Religion (1585-1598). Répondre en citant


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Jean-Pierre
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MessagePosté le: Sam 3 Déc - 18:27 (2016)    Sujet du message: Huitième guerre de Religion (1585-1598). Répondre en citant



Le siège d'Amiens, également appelé siège de velours opposa, en 1597, lors de la huitième guerre de religion (1585–1598), les troupes françaises commandées par Henri IV de France aux troupes espagnoles.


L'est de la France reconquis, Henri IV songe à protéger sa frontière nord attaquée par les Espagnols.
Les affrontements à Laon rétablissent la situation en sa faveur.
Toutefois, les espagnols, qui étaient toujours restés en France, mirent sur pied, en février 1597 sous le commandement de Hernandes Teillo Porto Carrero la prise de la ville d’Amiens.
Hernandes Teillo Porto Carrero s’étant mis à la tête de 7 000 hommes d’infanterie et 700 cavaliers, il s’avança dans la nuit du 10 au 11 mars 1597, vers la capitale de la Picardie.
Sur la route et tous les sentiers menant à la ville, il plaça de petits pelotons de soldats, pour arrêter tous ceux qu’ils rencontrerait. Il fit cacher 500 hommes dans les taillis, haies et masures à proximité de la ville. Il choisit également 30 autres soldats habillés en paysans et paysannes, armés sous leurs habits, avec des hottes et des paniers, comme des gens qui vont au marché.
Avec 3 chariots, ils avancèrent et pénétrèrent sous l’une des portes de la ville, renversèrent un chariot rempli de noix, pour créer un encombrement.
Le chariot renversé les bourgeois accoururent, hurlant et houspillant le paysan maladroit, tout en se jetant sur les noix.
C’est alors que les soldats espagnols déguisés prennent leurs armes et tuent quelques bourgeois, mettent les autres en fuite, tuent les sentinelles et relèvent la herse qui avait été abattue, pour faire rentrer les 500 soldats mis en embuscade accompagnés de 4 compagnies de cavalerie qui se répandent dans la ville et conquièrent la ville en moins d’une demi-heure.

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Jean-Pierre
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MessagePosté le: Sam 3 Déc - 18:34 (2016)    Sujet du message: Huitième guerre de Religion (1585-1598). Répondre en citant

Henri IV fut consterné par cette prise et décida, sur les conseils de François de Bonne de Lesdiguières,
de reprendre immédiatement la ville aux Espagnols
Le maréchal Charles de Gontaut-Biron fut chargé de reprendre la place.

Le maréchal de Biron investit Amiens avec 4 000 fantassins et 700 cavaliers, du côté de l’Artois, afin de couper les voies de communications avec Doullens et interceptant tous les convois en direction de la ville.
Il fit resserrer la ville de très près, et malgré la supériorité numérique de la garnison, celle-ci n’osa pas effectuer de sorties.
Hernandes Teillo Porto Carrero n’ayant jamais imaginé de voir l’ennemi aussi vite, n’avait pas suffisamment de provisions pour tenir un siège.
Il fit alors sortir toutes les bouches inutiles et brûler tous les faubourgs. Pendant ce temps, les troupes françaises s’attendant à un siège long, organisèrent un camp ou l’on trouvait de tout, comme dans une ville, dont 2 hôpitaux. On appela alors le siège d’Amiens, le siège de velours. Toutefois, les travaux d'approche étaient si dangereux, que les paysans réquisitionnés s'enfuirent.
On les remplaça, comme plus tard lors du siège de Saint-Jean-d'Angély, par des soldats, à qui le roi donna la prime de tranchée.

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MessagePosté le: Sam 3 Déc - 19:01 (2016)    Sujet du message: Huitième guerre de Religion (1585-1598). Répondre en citant

La Journée des farines est la tentative par laquelle le roi de France Henri IV tenta, dans la nuit du 20 au 21 janvier 1591, de reprendre à la Ligue catholique le contrôle de la ville de Paris.

Les guerres de religion ravagent le Royaume de France entre Catholiques et Protestants.
Malgré, sa victoire sur les forces de la ligue de Charles de Lorraine, duc de Mayenne le 29 septembre 1589 lors de la bataille d'Arques, il échoue par la suite à reprendre Paris, mais prend d’assaut Vendôme. Là aussi, il veille à ce que les églises restent intactes, et à ce que les habitants ne souffrent pas du passage de son armée. Grâce à cet exemple, toutes les villes entre Tours et le Mans se rendent sans combat. Il bat à nouveau les Ligueurs et les Espagnols à Ivry le 14 mars 1590, affame Paris, mais ne peut prendre la ville, qui est sous la férule de la Ligue catholique et ravitaillée par les Espagnols.
Henri IV décide alors de prendre Paris et de l'investir par la ruse.

Une soixantaine de capitaines, déguisés en paysans, conduisant les uns des chevaux, les autres des charrettes chargées de farines, furent envoyés par Henri IV pour se saisir de la porte Saint-Honoré de Paris qui est une ouverture dans l'enceinte de Charles V. Le groupe ainsi déguisé, était suivi par cinq cents cuirassiers et deux cents arquebusiers et plus loin de 1200 hommes de troupes et gardes suisses avec l'appui de deux canons. Henri IV est accompagné d'Henri d'Orléans, pair de France.
Vers trois heures du matin, à l'approche de la porte Saint-Honoré, une douzaine de capitaines, accoutrés en paysans, s'avancèrent avec leurs charrettes chargées de farine. Le stratagème consistait à faire ouvrir la porte pour laisser entrer le convoi de farine et ainsi permettre aux forces royales d'investir la capitale.
Mais le bruit du mouvement des troupes en si grand nombre dès la veille avait attiré l'attention et la vigilance des gardes parisiens de la Ligue catholique. La porte Saint-Honoré fut terrassée et renforcée en prévision d'un assaut des forces armées royales.
La sentinelle signifia à la douzaine de figurants soldats qu'il était impossible d'ouvrir matériellement les portes et qu'il fallait contourner l'enceinte de Charles V par les berges de la Seine et utiliser des barges pour le transport de la farine.
Les officiers revinrent informer le roi de la nouvelle. Face à cette infortune, et comprenant que les Ligueurs sont sur la défensive, Henri IV renonça à son stratagème et retira ses troupes au petit matin.
Les Parisiens surnommèrent cet évènement "La journée des farines".

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MessagePosté le: Sam 3 Déc - 20:38 (2016)    Sujet du message: Huitième guerre de Religion (1585-1598). Répondre en citant

Merci messire pour cette suite.
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