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La Fronde des princes (1650-1653).

 
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Jean-Pierre
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MessagePosté le: Mer 24 Mai - 17:54 (2017)    Sujet du message: La Fronde des princes (1650-1653). Répondre en citant

La politique de rapprochement avec quelques anciens frondeurs menée par Mazarin se fait contre la famille de Bourbon (Condé, Conti et leur beau-frère Longueville, époux de leur sœur).
Ce retournement ouvre une nouvelle phase d'agitation appelée Fronde des princes.
L'arrestation des princes et le soulèvement de leurs clientèles en province.

L'arrestation des princes de Condé et de Conti et de leur beau-frère le duc de Longueville est un coup de théâtre (18 janvier 1650).
Ils sont emprisonnés au château de Vincennes.
L'événement provoque le soulèvement de leurs clientèles et par conséquent, celui de leurs provinces. C'est le début de la Fronde princière. Madame de Longueville se rend en Normandie mais échoue dans sa tentative de soulèvement. Elle rejoint Turenne à Stenay après un détour par Bruxelles.
Turenne envisage de marcher sur Vincennes. Mazarin transfère alors les prisonniers au donjon de Marcoussis. De leur côté, le prince de Marcillac (futur La Rochefoucauld) et le duc de Bouillon agitent le Poitou et le Limousin avant de rejoindre le Bordelais. En effet, la princesse de Condé pousse le Parlement de Guyenne à s'opposer une nouvelle fois au gouverneur d'Épernon.
Pendant toute l'année 1650, Mazarin va essayer d'éteindre les foyers de guerre en province. Le régente et le jeune roi l'accompagnent pour bien marquer de quel côté se situe la légitimité. Paris est confié à Monsieur, en tant que lieutenant général du Royaume ; il est chargé de neutraliser les anciens frondeurs. Mazarin compte surtout sur Le Tellier et Servien pour le conseiller. En février, les troupes royales sont en Normandie, qui se soumet facilement.
De passage à Paris, Mazarin, harcelé par ses nouveaux alliés, est contraint le 3 mars 1650 de remplacer Séguier par Châteauneuf au poste de Chancelier. Mazarin repart immédiatement pacifier la Bourgogne (mars-avril). Mais chaque passage par Paris (mai) l'amène à céder de nouveaux avantages aux Vendôme, Beaufort, Gondi. Il n'est pas fâché de repartir en juin à Compiègne au-devant des menaces de Turenne, allié aux Espagnols, puis pendant l'été d'entreprendre l'expédition de Guyenne.
À Bordeaux, l'affaire est plus sérieuse. Le Parlement est aux prises avec son gouverneur, d'Épernon, et a de fréquents échanges avec le Parlement de Paris.
Le 2 juin, la jurade est contrainte d'accueillir la princesse de Condé et son jeune fils, le duc d'Enghien, les ducs de Bouillon, de La Rochefoucauld et leurs suites. Il y a dans la région une concentration impressionnante de rebelles. Le maréchal La Meilleraye met le siège devant Bordeaux, mais contrairement à ce qui avait été à Rouen ou à Dijon, la Cour n'est plus en position de force. Dans le même temps, à Paris, Gaston d'Orléans, jusqu'à présent fidèle à la reine, sa belle-sœur, semble pencher vers la compromission sous la pression de Gondi et intervient politiquement dans les affaires de Guyenne en retirant le gouvernement à d'Épernon, ce qui fait enrager Mazarin. De plus, les Espagnols de l'archiduc Léopold-Guillaume ont repris l'offensive en Picardie et appuient les actions de Turenne. Gaston envisage de négocier une paix générale. Apprenant ces nouvelles, Mazarin s'empresse d'accepter le compromis négocié par le Parlement de Paris : la princesse de Condé, les ducs de Bouillon et de La Rochefoucauld sont libres de quitter Bordeaux qui ouvre ses portes au jeune roi le 5 octobre 1650.
Lorsque Mazarin est de retour à Paris (15 novembre 1650), la situation a de nouveau changé. Alors que Paris s'était retourné en faveur de la monarchie au début de l'année 1650, des libelles circulent contre le cardinal italien. Toutefois, le duc d'Orléans se montre de nouveau coopératif et Mazarin fait transférer les princes prisonniers au Havre, l'avancée de Turenne constituant un risque de libération.
Le 15 décembre 1650, l'armée des princes est une nouvelle fois défaite à Rethel : Turenne, appuyé par quelques troupes espagnoles, est vaincu par le maréchal du Plessis.
Cela n'empêche pas le Parlement et les anciens frondeurs de se rapprocher des princes. Les parlementaires adressent des remontrances au roi pour la libération de Condé, de Conti et de Longueville (20 janvier 1651). Un traité secret est même signé, le 30 janvier 1651, entre Gaston d'Orléans, les frondeurs et les partisans des princes pour obtenir leur libération et le départ de Mazarin.

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Otto von Bismarck.


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MessagePosté le: Mer 24 Mai - 17:54 (2017)    Sujet du message: Publicité

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Liliane
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MessagePosté le: Jeu 25 Mai - 06:19 (2017)    Sujet du message: La Fronde des princes (1650-1653). Répondre en citant


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Cathy
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MessagePosté le: Jeu 25 Mai - 07:46 (2017)    Sujet du message: La Fronde des princes (1650-1653). Répondre en citant

Une période de l'histoire de la France que j'avais oublié merci Messire pour ce condensé.
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Jean-Pierre
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MessagePosté le: Ven 2 Juin - 14:21 (2017)    Sujet du message: La Fronde des princes (1650-1653). Répondre en citant



Mazarin en exil.

Gaston d'Orléans rend publique sa rupture avec Mazarin le 2 février 1651.
Les deux frondes s'unissent. Le Parlement réclame la liberté des princes, ordonne aux maréchaux de n'obéir qu'à Monsieur, lieutenant-général du royaume (Gaston d'Orléans).
Mazarin s'enfuit de Paris le 6 février 1651 et se réfugie provisoirement à Saint-Germain où Anne d'Autriche et le jeune roi devaient le rejoindre.
Un nouvel arrêt de bannissement du Parlement est promulgué. Le roi et la reine sont retenus prisonniers au Palais-Royal et pour faire taire les rumeurs d'une nouvelle fuite, Louis XIV (12 ans) est exhibé en train de dormir devant la foule (nuit du 9 au 10 février 1651).
Anne d'Autriche accepte de libérer Condé, Conti et Longueville (retour triomphal le 16 février 1651). Un mariage entre le prince de Conti et mademoiselle de Chevreuse (la maîtresse du coadjuteur de Paris) est projeté.

Mazarin court au Havre et libère lui-même les trois prisonniers, geste dont il espère tirer un bénéfice. Puis il se réfugie chez l’archevêque-électeur de Cologne, à Brühl. Il continue à intervenir par d'intenses relations épistolaires avec Anne d'Autriche, Le Tellier, Servien et Hugues de Lionne mais aussi grâce à des émissaires (comme l'abbé Zongo Ondedei, ami du cardinal).
Le 15 mars 1651, l'assemblée des nobles et l'assemblée du clergé font une démarche commune auprès de la reine pour obtenir la réunion des états généraux que la reine accepte de convoquer pour le 1er octobre 1651 sur les conseils de Mazarin. Habilement la date choisie est postérieure à la prise de majorité de Louis XIV (anniversaire de ses 13 ans) qui ne sera donc pas lié par la décision de la régente. Mais déjà des fissures se font jour entre les coalisés : le Parlement de Paris est opposé aux états généraux car il y voit une limitation de son influence politique, la duchesse de Longueville s'oppose au mariage de son frère Conti avec Mademoiselle de Chevreuse, Anne de Gonzague qui est désormais passée dans le clan Mazarin noue et dénoue les intrigues, et surtout l'exil de Mazarin obtenu, Gondi et Condé n'ont plus aucun intérêt à s'unir.
Le 3 avril 1651, le Parlement impose à la reine une déclaration royale excluant les cardinaux des conseils du roi ce qui vise aussi bien Mazarin que Gondi dont l'objectif est d'obtenir le chapeau de cardinal. Condé n'a jamais été aussi puissant et obtient même le renvoi (temporaire) de Châteauneuf, mais son arrogance et ses multiples exigences détachent de lui les tenants de la vieille Fronde.
Turenne et son frère, le duc de Bouillon, se rallient au roi au mois de mai (Bouillon échange la ville de Sedan contre les duchés-pairies d'Albret et de Château-Thierry). Les autres princes se brouillent avec les parlementaires, le coadjuteur de Paris et Chevreuse.
Anne d'Autriche négocie en secret avec le prélat parisien qui espère toujours son chapeau. Le prince de Condé s'oppose à la reine et au coadjuteur.
En juillet 1651, il tient au château de Saint-Maur (où il s'est réfugié par crainte d'une nouvelle arrestation) une assemblée de la noblesse.
Le Parlement et Gaston d'Orléans s'entremettent. La régente temporise et donne satisfaction à Condé en congédiant Servien, de Lionne et Le Tellier le 18 juillet 1651, mais continue de négocier avec Gondi. Début août, elle conclut un accord secret avec la vieille Fronde et dresse un acte d'accusation contre le prince.
Pendant ces mois de l'été les intrigues et renversements d'alliance se succèdent auxquels Anne d'Autriche fait face avec un certain courage.
Le 7 septembre 1651, la majorité du roi est proclamée. Condé n'a pas assisté à la cérémonie et a quitté Paris la veille.
Le lendemain 18 septembre 1651, Louis XIV appelle à son conseil Châteauneuf, La Vieuville et Molé, tous opposés à Condé.

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Le Téméraire
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MessagePosté le: Ven 2 Juin - 19:34 (2017)    Sujet du message: La Fronde des princes (1650-1653). Répondre en citant

Un lointain souvenir du secondaire ou cette période ne fut que survolée, merci messire de ce résumé pour nous rafraichir la mémoire.
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emeraude
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MessagePosté le: Mer 13 Sep - 13:39 (2017)    Sujet du message: La Fronde des princes (1650-1653). Répondre en citant



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